Arthrose

La CERVICARTHROSE est un rhumatisme chronique dégénératif non inflammatoire localisé sur la colonne vertébrale cervicale.

Les manifestations cliniques de la maladie varient selon les cas. Dans 50 % des cas environ, l'arthrose cervicale, pourtant visible à la radiographie, ne provoque aucun signe gênant. Chez d'autres personnes, l’arthrose cervicale provoque des douleurs plus ou moins intenses au niveau du cou et de la nuque (cervicalgies) et prédominant d'un côté, irradiant vers l'omoplate et la zone occipitale.

  • Cou rigide : la personne atteinte ressent une raideur lorsqu’elle exécute des mouvements, notamment pour répondre à une question d’un signe de tête.
  • Torticolis : le cou se trouve bloqué en flexion et en rotation.
  • Névralgie cervico-brachiale : c'est une douleur unilatérale, irradiant par exemple vers l'omoplate, le sein, le crâne ou le bras, et calmée par certaines postures et augmentant dans d'autres postures. Les mouvements du cou se trouvent limités par la douleur. Cette douleur est due à la compression d'un nerf. Cette douleur est aggravée par la toux et plus importante la nuit.
  • Céphalées (maux de tête)

L’arthrose cervicale affecte surtout les personnes de plus de 40 ans. Les microtraumatismes répétés de la zone cervicale augmentent le risque d'arthrose à ce niveau, comme les malformations du rachis cervical, le fait d'avoir subi un traumatisme (comme le coup du lapin), ou encore les personnes ayant une profession sollicitant cette zone de la colonne vertébrale.

LA RÉÉDUCATION

- Soulager les douleurs afin d’améliorer la qualité de vie
- Prévenir les récidives
Retarder l’évolution de la maladie,
- Traiter par chirurgie lorsque il est nécessaire, afin d'éviter des complications graves.

Lorsque les douleurs sont très intenses, le médecin peut avoir recours à des corticoïdes ou des opiacés (dérivés de l'opium)

La kinésithérapie contribue aussi à soulager les douleurs et à éviter les récidives, avec des tractions sur la table de vertébrothérapie, des massages, exercices d'étirement, musculation et assouplissement des zones atteintes, apprentissage des gestes adaptés pour ne pas réactiver les douleurs.   

Le port d’un collier mousse ou l’utilisation d’un oreiller approprié peut contribuer à soulager les douleurs.

On aura recours à la chirurgie lorsque des complications graves sont diagnostiquées, comme des atteintes neurologiques ou artérielles : il s'agit de cas où les nerfs, la moëlle épinière ou encore les artères sont comprimées. 

Prévention

IL est fortement conseillé de pratiquer la kinésithérapie, afin de prévenir les récidives. Le kinésithérapeute peut prescrire des exercices adaptés d'étirement et de musculation, ainsi qu'apprendre à avoir une hygiène des mouvements et des postures en fonction du métier exercé.
Le travail devant un ordinateur nécessite par exemple une excellente ergonomie afin de ne pas trop solliciter la zone du cou.
L'école du dos et l'ostéopathie sont un recours intéressant.